
Apprendre à connaître un peu Carmen María Pérez
Carmen María Pérez est la meilleure coureuse espagnole d’ultrafond, comme l’attestent toutes ses victoires et ses places d’honneur, mais surtout parce qu’elle détient différents records d’Espagne : 6 Heures, 50 milles, 12 Heures et 24 Heures. Ses jambes avalent des kilomètres depuis près de deux décennies sur une infinité d’épreuves d’ultra-trail (UTMB, Penyagolosa Trails, 101 kilómetros de Ronda…) et d’ultrafond. Elle a aujourd’hui le regard sportif tourné vers deux épreuves : l’Ultrabalaton (une course de 209 km qui fait le tour du plus grand lac d’Europe, le lac Balaton) et la Badwater 135, où elle doit devenir en 2026 la première Espagnole à participer officiellement, puisqu’en 2023 elle y avait participé comme accompagnatrice de son compagnon, l’ultrafondeur Iván Penalba, en couvrant plus de 160 kilomètres sur le bitume brûlant de cette très dure course californienne.
Palmarès sportif personnel…
L’ultrafondeuse de Requena (Valence) compte à son palmarès d’importants succès sur des épreuves en territoire espagnol comme la Transilicitana 100K, la Subida al Pico Veleta, la 90K Camino de la Cruz (Murcie) ou les 100 Millas Sierra de los Bandoleros, des épreuves où, en plus de la victoire, elle a aussi établi de nouveaux records au classement féminin. En novembre 2023, au Mondial des 24 Heures disputé à Taipei (Taïwan), elle a signé le record d’Espagne avec 240,889 kilomètres. Elle avait auparavant établi ces autres records d’Espagne : 6 Heures (81,226 km), 50 milles (5h58’22 »), 100 kilomètres (7h47’14 ») et 12 Heures (147,329 km). En 2025, elle a établi un nouveau record d’Espagne des 24 heures au Mondial d’Albi avec 249,480 km et elle est devenue championne du monde M40.
En 2024, elle est montée sur la deuxième marche du podium de la Spartathlon, l’une des courses d’ultradistance les plus exigeantes et les plus prestigieuses du monde, disputée chaque année en Grèce entre Athènes et Sparte sur une distance de 246 kilomètres. Elle a été victorieuse sur plusieurs épreuves internationales comme les 150 milles du Brésil ou la mythique épreuve de 50 km de la mer Morte.
Ses deux prochains objectifs : l’Ultrabalaton (faire le tour du plus grand lac d’Europe, le lac Balaton, 209 km) et la Badwater 135, en devenant la première Espagnole à participer à cette épreuve
Ses deux prochains objectifs : l’Ultrabalaton (faire le tour du plus grand lac d’Europe, le lac Balaton, 209 km) et la Badwater 135, en devenant la première Espagnole à participer à cette épreuve
Ce que vous ne savez peut-être pas de Carmen…
En 2011, une blessure, un névrome de Morton, l’a empêchée de courir pendant 8 mois. Elle a décidé de chercher des solutions pour continuer à s’entraîner et, après avoir écarté le vélo parce qu’il lui faisait mal aussi, elle a découvert qu’elle pouvait faire de l’elliptique sans problème. « L’elliptique a été mon salut. J’ai commencé à faire tous mes entraînements et mes courses du week-end sur l’elliptique ; quand mes amis partaient sur des courses, moi j’allais à la salle et je les faisais sur l’elliptique ; sur l’elliptique j’ai fait le semi-marathon de Valence, en octobre, et un mois plus tard le marathon
de Valence en 3h38’30 », on peut donc dire que je suis restée en activité grâce à l’elliptique ». En décembre 2016, elle s’est proposé de faire 100 kilomètres sur l’elliptique ; aussitôt dit, aussitôt fait. « Pendant les 10h et 50 minutes que j’ai passées sur l’elliptique, j’ai demandé aux gens qui venaient m’encourager d’apporter des jouets, pour les offrir à Noël à des enfants sans ressources ».


































