
Comment différencier et calculer le seuil aérobie et le seuil anaérobie
par 42K Running
En running, il est courant de calculer le seuil aérobie et le seuil anaérobie au moment de définir des entraînements aussi efficaces que possible, ainsi que personnalisés pour chaque personne et ses capacités physiques réelles.
Quand on commence à s’intéresser au running, on utilise souvent des tableaux existants pour débuter de zéro ou atteindre des objectifs relativement simples, comme boucler un parcours de 5 km. Dans ce type de cas, et à condition qu’un médecin l’approuve, des recommandations générales suffisent. En revanche, une fois que le running devient une habitude ou que les objectifs sont plus précis, il faut adapter les routines et, pour cela, déterminer la capacité et l’endurance de la personne.
La méthode la plus efficace pour obtenir ces valeurs est une épreuve d’effort avec analyse des gaz, encadrée par un cardiologue. Entre les mains d’un professionnel de l’entraînement, ces données feront le reste.
Quelle différence y a-t-il entre un seuil et l’autre
Lorsqu’on réalise un exercice de faible intensité, entre léger et modéré, le corps peut être capable de produire toute l’énergie nécessaire pour l’exécuter, en brûlant des graisses et des glucides avec l’aide de l’oxygène. Autrement dit, le seuil aérobie brûle les graisses plus efficacement, et c’est pourquoi il est intéressant de savoir comment rester dans les limites qui le définissent si c’est l’objectif de l’exercice.
Au moment où l’intensité augmente dans le sport, le système sature, l’oxygène n’arrive pas assez vite et le corps doit recourir à son plan B pour obtenir l’énergie avec la rapidité dont il a besoin. Dans ce nouveau processus, il faudra plus de carburant pour produire l’énergie, mais l’oxygène n’interviendra pas et de l’acide lactique sera produit en plus grande quantité, ce qui entraîne un effet fatigant pour le muscle. Tout cela définit le seuil anaérobie.
Que signifient les seuils VT1 et VT2
Les seuils VT1 et VT2, ou ventilatoires 1 et 2 respectivement (selon leur sigle en anglais), sont différentes façons de nommer les deux processus cités précédemment. Ici, il s’agit des termes employés en laboratoire ou lors des épreuves d’effort, car les changements qui se produisent entre l’utilisation ou non de l’oxygène pour produire de l’énergie peuvent être mesurés via la respiration.
Le VT1 correspondrait au seuil aérobie ; passer du repos à un effort modéré entraîne une légère augmentation de la respiration, mais celle-ci change lorsque le corps commence à produire l’acide lactique mentionné plus haut, puisque le corps l’élimine sans difficulté par la respiration. Ce changement est facilement observable lors des mesures de ventilation et définirait le début du processus.
Quand l’activité augmente au point de saturer le processus d’apport d’oxygène depuis les poumons, un nouveau changement tangible apparaît dans la respiration et indique le passage d’un seuil à l’autre, ou le passage à l’anaérobie (VT2).
Comment calculer le seuil aérobie et le seuil anaérobie
Pour pouvoir calculer ces deux points, il faut connaître la fréquence cardiaque maximale, et il existe une formule assez fiable :
207 – (0,7 x âge de la personne) = FCmax.
En calculant 75 % de cette fréquence maximale, on obtient le seuil aérobie, et entre 85 et 90 % se situe le seuil anaérobie.
D'autres articles qui peuvent vous intéresser.

Ma première course : conseils pour gérer le stress et concourir avec confiance

Que manger avant un semi-marathon : guide nutrition pour performer sur 21 km



De quels facteurs dépend la performance sportive ? (Série 1 : Systèmes énergétiques)










Publiez le premier commentaire de cet article !