Ouf ! Tout est fini et on est vivants. Crevés, mais vivants. Certains par miracle, mais en vie. Nous sommes nombreux à avoir couru un marathon récemment. Certains étaient déjà des vétérans, mais pour d’autres, c’était la première expérience (aussi cruelle qu’addictive).
Personne ne s’en est tiré à bon compte. Les plus chanceux ont quelques douleurs, des courbatures, les jambes lourdes. Les moins chanceux ? Eh bien, vous savez, ceux qui n’ont pas pu franchir la ligne d’arrivée ou, pire encore, ceux qui ont fini dans l’un des postes de secours.
Ce qui inquiétait le plus tout le monde les semaines précédant la course (et encore maintenant), ce n’était pas de savoir s’ils suivraient les entraînements ou s’ils pourraient terminer leur propre défi. Ce qui les empêchait (et les empêche toujours) vraiment de dormir, c’est ce qu’ils vont faire maintenant que la course est passée. C’est un sentiment tout à fait courant dans le monde des sportifs. On s’efforce d’atteindre un objectif, l’épreuve arrive, on la fait et on se sent vide. Pourtant, il est facile de sortir de cette impasse mentale. Avec l’entraînement que nous avons suivi, notre physique est plus préparé que jamais, tandis que notre esprit s’est libéré du poids énorme de devoir relever le défi prévu. En d’autres termes, nous sommes libres et nous débordons de capacités. Il suffit de les canaliser vers d’autres objectifs.
Pense à une autre course, par exemple. Nous sommes en pleine saison des courses populaires. En Espagne, plus de 5 000 événements de ce type sont organisés et la plupart ne dépassent pas les 15 kilomètres.
Bon, voici maintenant quelques petits conseils pour ceux qui ont couru dimanche. Ils sont très simples et peuvent t’aider, toi qui es peut-être en train de descendre les escaliers à reculons tellement tes quadriceps te font souffrir. Ton organisme mettra entre deux semaines et un mois à s’en remettre, selon ta nature et le niveau d’entraînement réalisé. Et ça, c’est si tu n’es pas blessé, car sinon ce sera plus long.
Bouger un peu ces jours-ci accélère la récupération des muscles et des articulations. Il faut le faire. D’accord, si tu es « vraiment K.O. », ne le fais pas, mais l’idéal est de trottiner (très doucement, bien plus lentement qu’en course) un petit moment (pas plus de 20 minutes), puis de faire une séance rigoureuse d’étirements des jambes et du dos. Ceux qui ne courent pas doivent quand même s’étirer. L’alimentation de ces jours post-marathon est tout aussi importante. Nous devons mettre l’accent sur les glucides, qu’il faut consommer en plus grande proportion que les protéines et les lipides. Boire de l’eau en abondance aide à la régénération cellulaire. Une quantité adéquate est de trois litres par jour ; le meilleur endroit pour la boire, c’est au bureau.
Pas de médicaments, même si un apport un peu plus important en vitamine C ne fait pas de mal. L’échinacée (une plante aux vertus réparatrices que l’on trouve en herboristerie) fait des miracles. Même si, parfois, prendre une aspirine au petit-déjeuner les premiers jours est un véritable « remède miracle ».
Autre chose pour les accros. Bien qu’il y ait des acharnés qui ont couru jusqu’à 56 marathons d’affilée, un par semaine, il n’est pas recommandé d’en courir plus de 2 ou, au maximum, 3 par an. Alors, tu le sais maintenant si tu es devenu accro : pense à ceux de l’automne, comme New York, par exemple. En attendant, contente-toi de courses allant jusqu’au semi-marathon. Ou, bien mieux encore, pense à un autre sport.
Courage et pense à la suivante !
D'autres articles qui peuvent vous intéresser.

Ma première course : conseils pour gérer le stress et concourir avec confiance

Que manger avant un semi-marathon : guide nutrition pour performer sur 21 km



De quels facteurs dépend la performance sportive ? (Série 1 : Systèmes énergétiques)










Publiez le premier commentaire de cet article !